Près de deux mille Belges ont été interrogé sur leurs connaissances et leur engagement en matière de biodiversité. Résultat : une inquiétude grandissante et une volonté d’agir.
Des Belges investis dans la biodiversité
Le “Baromètre de la biodiversité”, auquel ont participé 1.936 Belges, révèle une sensibilisation croissante : plus de 4 répondants sur 5 sont préoccupés par l’état de la biodiversité. La prise de conscience est plus forte chez les femmes et les jeunes de moins de 34 ans. De plus, près de 9 répondants sur 10 s’attendent à ce que la perte de biodiversité ait un impact sur leur vie.
Bref, les Belges, globalement, se sentent concernés par l’importance de la biodiversité. Par ailleurs, le rapport aborde les actions positives déjà mises en place par les citoyens tels que l’économie de l’eau et des énergies, la végétalisation de l’assiette, les achats de produits d’occasion… Comme les freins au changement tels que le coût élevé des produits durables, la disponibilité limitée des produits respectueux de l’environnement, le manque de temps et de connaissance.
“Si les Belges mesurent bien l’impact de la perte de biodiversité au niveau global ; ils sous-estiment souvent ses conséquences sur leur propre environnement et leur vie au quotidien, malgré son importance. Beaucoup ignorent encore qu’une biodiversité riche et variée constitue un tampon contre d’autres défis, tels que le changement climatique, la pollution, la surexploitation ou encore l’apparition de maladies d’origine animale.”
Enfin, pour aller plus loin dans la sensibilisation et l’action des citoyens, mais aussi des entreprises, le SPF Santé publique a lancé diverses initiatives comme par exemple une page dédiée qui propose par thématiques des gestes simples et leurs effets sur la faune et la flore.
Un baromètre, mais pour quoi faire ?
Le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement a lancé une première enquête, le “Baromètre de la biodiversité”, afin de mieux comprendre les attitudes de la population belge à l’égard de la perte de la biodiversité. Il s’inscrit dans un contexte de crise mondiale de l’environnement et s’articule avant la reprise des travaux de la “COP Biodiversité” (Conférence des Parties) à Rome.
À partir de ce Baromètre, le SPF établit un lien entre les résultats et des informations plus générales dans un rapport : “Nous examinons ce que les Belges savent de la biodiversité et l’impact que peuvent avoir les actions locales.”
Cette première expérience a permis de prendre conscience de l’importance d’adapter la manière d’informer les citoyens pour “pour mieux rencontrer ces préoccupations et proposer davantage d’actions favorables à la biodiversité au public belge. Pour ce faire, le Baromètre joue un rôle clé. C’est pourquoi il sera renouvelé régulièrement afin de mesurer les progrès accomplis.”
Les COP, kesako ? |
Les “COP” ou “Conférence des Parties” sont des forums internationaux composés d’États signataires qui ont pour objectif la construction et l’adoption de règles communes sur toute question relative au climat ou à la biodiversité que les Parties pourraient juger pertinente d’aborder pour atteindre l’objectif des conventions internationales concernées. Ces décisions maintiennent une certaine pression sur les États, favorisent l’échange d’informations stratégiques et stimulent souvent la mobilisation de la société civile. |
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